加利瑪出版社 — 出版商 (840)
Décrire et peindre [图书] 豆瓣
888-1180. Féodalités [图书] 豆瓣
Libres d’obéir [图书] 豆瓣
La révolution culturelle nazie [图书] 豆瓣
Pour les nazis, la «culture» était à l’origine la simple transcription de la nature : on révérait les arbres et les cours d’eau, on s’accouplait, se nourrissait et se battait comme tous les autres animaux, on défendait sa horde et elle seule. La dénaturation est intervenue quand les Sémites se sont installés en Grèce, quand l’évangélisation a introduit le judéo-christianisme, puis quand la Révolution française a parachevé ces constructions idéologiques absurdes (égalité, compassion, abstraction du droit…).
Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une «révolution culturelle», retrouver le mode d’être des Anciens et faire à nouveau coïncider culture et nature. C’est en refondant ainsi le droit et la morale que l’homme germanique a cru pouvoir agir conformément à ce que commandait sa survie. Grâce à la réécriture du droit et de la morale, il devenait légal et moral de frapper et de tuer.
Avec ce recueil d’études, Johann Chapoutot parachève et relie le projet de deux de ses livres précédents, Le National-socialisme et l’Antiquité (2008) et La Loi du sang : penser et agir en nazi (2014). En approfondissant des points particuliers, comme la lecture du stoïcisme et de Platon sous le IIIe Reich, l’usage de Kant et de son impératif catégorique ou la réception en Allemagne du droit romain, il montre comment s’est opérée la réécriture de l’histoire de l’Occident et par quels canaux de telles idées sont parvenues aux acteurs des crimes nazis.
Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une «révolution culturelle», retrouver le mode d’être des Anciens et faire à nouveau coïncider culture et nature. C’est en refondant ainsi le droit et la morale que l’homme germanique a cru pouvoir agir conformément à ce que commandait sa survie. Grâce à la réécriture du droit et de la morale, il devenait légal et moral de frapper et de tuer.
Avec ce recueil d’études, Johann Chapoutot parachève et relie le projet de deux de ses livres précédents, Le National-socialisme et l’Antiquité (2008) et La Loi du sang : penser et agir en nazi (2014). En approfondissant des points particuliers, comme la lecture du stoïcisme et de Platon sous le IIIe Reich, l’usage de Kant et de son impératif catégorique ou la réception en Allemagne du droit romain, il montre comment s’est opérée la réécriture de l’histoire de l’Occident et par quels canaux de telles idées sont parvenues aux acteurs des crimes nazis.
Le Baptême de Clovis [图书] 豆瓣
L'épisode inaugural de l'histoire de France est aussi le plus évanescent : du baptême de Clovis on ne connaît à la vérité ni le lieu, ni la date, ni les circonstances précises, ni même la portée immédiate. C'est l'écriture de l'histoire qui devait, au fil des siècles, en faire la scène originelle de notre légendaire national. Cette cérémonie bien réelle reste encore aujourd'hui recouverte d'épaisses couches de mythes et de fables. Peut-on retrouver la véritable figure de ce "roi très glorieux" qui, au crépuscule de l'Empire romain, a épousé la foi catholique, bientôt suivi d'une partie de son peuple ? Tel est l'objet de ce livre : il explore les traces fugaces d'une Gaule en mutation entre le passé romain et la civilisation médiévale ; il convoque les ressources de l'archéologie pour approcher les hommes et les paysages que Clovis allait unifier ; il s'efforce de composer l'histoire de ce peuple franc appelé à fonder une nation chrétienne. C'est cette reconstitution qui confère à la journée lointaine où "naît la France" sa véritable dimension politique et mémorielle. Plusieurs récits sont possibles, que cet ouvrage revisite. Autour de Clovis, mémoire et histoire souvent s'entremêlent au service de partis et de passions que chaque époque fait naître. L'irréductible part de mystère de ce baptême des origines aura ainsi contribué à son extraordinaire postérité.
Albert Camus, une vie [图书] 豆瓣
Paroles [图书] 豆瓣
Reading these poems - especially the longer poems - one can easily see why Ferlinghetti was attracted to these poems - there is a significant overlap of poetic sensibilities with those of the beatniks. The opposition of Prevert to war and religion is highly visible but generally not strident. Prevert's use of repetition, the ordinariness of his observations create a very accessible poetry.
As an example "Flowers and Wreathes" explores thought in the image of flower, the pull of beauty and pleasure over reality etc. The poem ends with the following use of repetition: "Because / In their head / Sprouts the sacred flower / The thin little filthy flower / The sick flower / The bitter flower ..."
As an example "Flowers and Wreathes" explores thought in the image of flower, the pull of beauty and pleasure over reality etc. The poem ends with the following use of repetition: "Because / In their head / Sprouts the sacred flower / The thin little filthy flower / The sick flower / The bitter flower ..."
Dits et Ecrits, tome 1 [图书] 豆瓣
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On peut bien sûr découvrir l'œuvre de Michel Foucault en lisant ses grands textes. Mais pour comprendre l'homme et saisir son parcours intellectuel, pour mesurer à quel point la philosophie était chez lui une pratique critique indissociable de l'engagement, il faut s'introduire dans les interstices de ses principaux ouvrages et découvrir ses écrits de circonstance, articles, préfaces, entretiens et échanges avec ses contemporains (comme Gilles Deleuze ou Jacques Derrida). On ne peut manquer d'être impressionné par la vitalité d'une pensée qui, investissant aussi bien la philosophie que la littérature ou la peinture, témoigne de la fécondité de sa démarche. En débat avec le marxisme autant qu'avec la psychanalyse qui, selon lui, ne mènent pas assez loin la critique des pouvoirs, Foucault fraie une voie théorique singulière visant à apporter des outils d'analyse à la contestation des institutions de la société. Depuis ses premiers écrits des années 50 sur la psychologie jusqu'aux éclairantes mises au point sur son œuvre accordées à un journal espagnol en 1975, on suivra l'itinéraire d'un esprit en prise sur son temps, soucieux de dénoncer l'oppression mais plus encore d'en identifier les formes et d'en comprendre les mécanismes. Ce parcours intellectuel continue dans Dits et écrits (tome 2 : 1976-1988).
Quatrième de couverture
"Si je devais écrire un livre pour communiquer ce que je pense déjà, avant d'avoir commencé à écrire, je n'aurais jamais le courage de l'entreprendre. Je ne l'écris que parce que je ne sais pas encore exactement quoi penser de cettee chose que je voudrais tant penser. [...] Je suis un expérimentateur en ce sens que j'écris pour me changer moi-même et ne plus penser la même chose qu'auparavant."
Michel Foucault, 1978
Ces Dits et écrits, qui réunissent, parallèlement à ses grands livres, la totalité des textes publiés du vivant de Michel Foucault (1926-1984), constituent l'autobiographie intellectuelle de l'un des grands esprits du XXe siècle. On y découvre l'immensité de sa culture, la variété de ses préoccupations, une curiosité toujours en éveil, une liberté et une générosité de parole et d'engagement, qui permettent de mieux cerner le personnage et éclairent la lecture de ses ouvrages. Publiés dans l'ordre chronologique, ces conférences, préfaces, articles, essais et entretiens, croisés avec la biographie qui les précède, donnent la possibilité de suivre les cheminements de sa pensée, son perpétuel renouvellement.
On peut bien sûr découvrir l'œuvre de Michel Foucault en lisant ses grands textes. Mais pour comprendre l'homme et saisir son parcours intellectuel, pour mesurer à quel point la philosophie était chez lui une pratique critique indissociable de l'engagement, il faut s'introduire dans les interstices de ses principaux ouvrages et découvrir ses écrits de circonstance, articles, préfaces, entretiens et échanges avec ses contemporains (comme Gilles Deleuze ou Jacques Derrida). On ne peut manquer d'être impressionné par la vitalité d'une pensée qui, investissant aussi bien la philosophie que la littérature ou la peinture, témoigne de la fécondité de sa démarche. En débat avec le marxisme autant qu'avec la psychanalyse qui, selon lui, ne mènent pas assez loin la critique des pouvoirs, Foucault fraie une voie théorique singulière visant à apporter des outils d'analyse à la contestation des institutions de la société. Depuis ses premiers écrits des années 50 sur la psychologie jusqu'aux éclairantes mises au point sur son œuvre accordées à un journal espagnol en 1975, on suivra l'itinéraire d'un esprit en prise sur son temps, soucieux de dénoncer l'oppression mais plus encore d'en identifier les formes et d'en comprendre les mécanismes. Ce parcours intellectuel continue dans Dits et écrits (tome 2 : 1976-1988).
Quatrième de couverture
"Si je devais écrire un livre pour communiquer ce que je pense déjà, avant d'avoir commencé à écrire, je n'aurais jamais le courage de l'entreprendre. Je ne l'écris que parce que je ne sais pas encore exactement quoi penser de cettee chose que je voudrais tant penser. [...] Je suis un expérimentateur en ce sens que j'écris pour me changer moi-même et ne plus penser la même chose qu'auparavant."
Michel Foucault, 1978
Ces Dits et écrits, qui réunissent, parallèlement à ses grands livres, la totalité des textes publiés du vivant de Michel Foucault (1926-1984), constituent l'autobiographie intellectuelle de l'un des grands esprits du XXe siècle. On y découvre l'immensité de sa culture, la variété de ses préoccupations, une curiosité toujours en éveil, une liberté et une générosité de parole et d'engagement, qui permettent de mieux cerner le personnage et éclairent la lecture de ses ouvrages. Publiés dans l'ordre chronologique, ces conférences, préfaces, articles, essais et entretiens, croisés avec la biographie qui les précède, donnent la possibilité de suivre les cheminements de sa pensée, son perpétuel renouvellement.
Tous les hommes sont mortels [图书] 豆瓣
"Si l'on nous offrait l'immortalité sur la terre, qui est-ce qui accepterait ce triste présent ? demande Jean-Jacques Rousseau dans l'Émile. Ce livre est l'histoire d'un homme qui a accepté."
Œuvres [图书] 豆瓣
Au mois d'août 1876, le Palais des festivals de Bayreuth est inauguré. C'est la première fois que L'Anneau du Nibelung de Wagner est donné dans son intégralité. Nietzsche est présent. Le mois précédent paraissait la quatrième de ses Considérations inactuelles, consacrée au compositeur. Soudain, au beau milieu des cérémonies officielles, Nietzsche est victime d'un réveil brutal : «Où étais-je donc ? Je ne reconnaissais rien, c'est à peine si je reconnaissais Wagner lui-même», écrira-t-il. Lheure est venue pour lui de s'affranchir de la figure tutélaire de Wagner. Mais la période qui s'ouvre alors est celle d'une plus vaste libération. Nietzsche s'éloigne aussi de la discipline dans laquelle il s'était illustré jusqu'ici : la philologie. Désormais il écrira en philosophe - et en «fugitif errant» plutôt qu'en professeur. Car, en arrière-fond, il y a le spectre de la maladie, qui progresse inexorablement. Elle l'oblige, en 1878, à renoncer aux cours qu'il donne au lycée, puis l'année suivante à démissionner de l'université de Bâle. Les ouvrages rassemblés dans le présent volume, et publiés dans des traductions révisées, couvrent les années 1878-1882. Il s'agit moins d'une période intermédiaire, comme on l'a dit parfois, que d'une période décisive au cours de laquelle Nietzsche énonce les fondements de sa philosophie. Humain, trop humain (1878) est, à ses yeux, le «monument commémoratif de la crise» de 1876. Suivent immédiatement deux livres Opinions et sentences mêlées (1879) et Le Voyageur et son ombre (1880), qu'il réunira en 1886 pour former le second tome d'Humain, trop humain. En 1880 et 1881, séjournant à Venise, à Marienbad, ou encore à Gênes, il rédige Aurore (1881). Ce texte est l'un des plus méconnus de Nietzsche. Méconnaissance parfaitement injustifiée, car «c'est par ce livre, dira-t-il, que s'ouvre [sa] campagne contre la morale.» Enfin, il publie l'année suivante Le Gai Savoir (1882), dont une édition augmentée paraîtra cinq ans plus tard. Ce livre est pour lui «la victoire sur l'hiver», l'ouvrage de la santé (provisoirement) recouvrée. Humain, trop humain marque un tournant dans le style de Nietzsche. Abandonnant le désir d'être «persuasif», il opte en effet pour une forme à laquelle il se tiendra : celle de l'aphorisme. La nécessité de proposer une œuvre construite à partir de fragments découle pour lui de sa conception du langage selon laquelle «chaque mot est un préjugé». Mais, avec Humain, trop humain, Nietzsche ne se contente pas d'explorer un nouveau type d'écriture, il donne à sa pensée une orientation nouvelle : travailler à l'élaboration d'une «philosophie historienne». Aurore et Le Gai Savoir exploreront cette voie, procédant, en conséquence, à une profonde critique des valeurs. Cest dans ces deux derniers ouvrages, enfin, qu'émergent deux éléments capitaux de la philosophie nietzschéenne : la volonté de puissance, cette notion qui a prêté à de nombreux malentendus, et l'éternel retour.
Ce que la Chine nous apprend [图书] 豆瓣
Ce court texte condense une vie de recherches du grand sinologue français. Il répond à l’éternelle question de savoir si la Chine représente un "ailleurs" inaccessible à notre compréhension d’Occidentaux (c’est ce que Foucault appelait une "hétéro-topie") ou s’il y a une manière de la comprendre qui la ramène à notre humanité commune. Vandermeersch attaque le problème de trois côtés : d’abord par ses théories sur le langage, qui, en Chine, dériverait des pratiques divinatoires, entraînant une séparation complète entre le langage écrit et le langage parlé, à la différence du langage occidental, indo-européen, qui fonde la logique aristotélicienne. C’est ce que l’auteur a développé dans Les deux raisons de la pensée chinoise en 2013. L’auteur passe ensuite à l’organisation sociale, son apport le plus personnel, fondée sur un ritualisme qui a été renversé par des formes chinoises de modes de production très différentes de celles qu’a connues l’Occident. Il complète son approche par l’analyse de ce qui, en Chine, s’est substitué à la religion, l’absence d’une coupure entre le monde humain et la transcendance divine. Au contraire, la Chine a trouvé un accord complémentaire avec le cosmos, que le confucianisme a théorisé et confirmé.
Nos petites patries. Identités régionales et État central, en France, des origines à nos jours [图书] 豆瓣
Comment des identités ont-elles pu se cristalliser à l’échelle de "pays" transformés en régions ? Et, surtout, comment ont-elles été perçues par l’État central ? Pour tenter de répondre à ces questions sans cesse rebattues mais toujours à partir de points de vue spécifiques, l’auteur nous propose ici une approche originale, globale et sur la longue durée. Globale en appréhendant les multiples facettes de ce vaste problème, qu’elles soient géographiques, politiques, économiques, sociales, littéraires ou encore culturelles. Sur la longue durée en l’abordant depuis l’époque des pagi gallo-romains jusqu’à aujourd’hui, en passant par le temps des principautés médiévales, lorsque se sont sans doute cristallisées ces premières identités, à un moment où la France se constituait, elle aussi. Ce faisant, on comprend mieux comment le vrai faux débat entre Girondins et centralisateurs, République et régionalisme, a contribué à renforcer les oppositions, à favoriser les formes d’instrumentalisation. Qui sait aujourd’hui, par exemple, que les "provinces" administratives ont d’abord été façonnées par l’État monarchique afin de lutter contre des entités féodales porteuses d’identités ? Et ce, avant que se recombinent, au sein de ces mêmes provinces et "régions", des sentiments d’appartenance aux rapports sans cesse renégociés avec l’État central ? Souvent dénoncées, parfois mises en avant, lorsque l’amour des Petites Patries régionales devait nourrir l’amour de la Grande Nation française, les identités régionales ont le plus souvent été détournées. Notamment dans une optique économique et "modernisatrice" que l’on imagine être née lors des Trente Glorieuses, mais que l’on trouve déjà sous la plume des réformateurs de la fin de la monarchie absolue. Si la question des identités régionales demeure aujourd’hui toujours ouverte, le détour par l’Histoire permet d’en mieux saisir les dimensions et les enjeux. Signe que passé et présent peuvent mutuellement s’éclairer.