#Seuil
Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental 豆瓣
作者: Michel Pastoureau 出版社: Le Seuil 2004 - 2
Présentation de l'éditeur
Le livre s'efforce de montrer comment, à côté de l'histoire sociale, économique, politique, artistique, etc., il y a désormais place pour une histoire symbolique.
En lisant Pastoureau, on comprend mieux comment, pour l'historien, l'imaginaire fait toujours partie de la réalité. Les procès intentés aux animaux, l'arrivée du jeu d'échecs en Europe, la mythologie du bois et des arbres, les morales de la couleur, la naissance des armoiries, l'iconographie de Judas, telles sont quelques-unes des enquêtes de Michel Pastoureau qui, depuis trois décennies, s'efforce de construire une « histoire symbolique » du Moyen Age occidental.
Le public : Bien sûr les historiens mais sans doute autant les curieux de l'histoire culturelle de l'Occident : pourquoi on a préféré tantôt le rouge, tantôt le bleu ou le noir ; comment et pourquoi la vogue du jeu d'échecs envahit l'Occident chrétien ; et pourquoi, la fleur de lis devient-elle royale ? Bien d'autres chapitres abordent les images et les songes de nos contes d'enfance dont Pastoureau déchiffre les lointaines origines dans les emblèmes du Moyen Age. Trois chapitres portent en outre sur les "prolongements" de cette symbolique médiévale chez La Fontaine, Walter Scott et Gérard de Nerval
Quatrième de couverture
Les procès intentés aux animaux, la mythologie du bois et des arbres, le bestiaire des fables, l'arrivée du jeu d'échecs en Europe, l'histoire et l'archéologie des couleurs, l'origine des armoiries et des drapeaux, l'iconographie de judas, la légende du roi Arthur et celle d'Ivanhoé : tels sont quelques-uns des sujets traités par Michel Pastoureau dans cette « Histoire symbolique du Moyen Âge occidental ».
L’auteur, qui construit cette histoire depuis trois décennies, nous conduit ainsi sur des terrains documentaires variés : le lexique et les laits de langue, les textes littéraires et didactiques, les armoiries et les noms propres, les images et les oeuvres d'art. Partout, Michel Pastoureau, souligne avec force combien cette histoire symbolique des animaux et des végétaux, des couleurs et des images, des signes et des songes, loin de s'opposer à la réalité sociale, économique ou politique, en est une des composantes essentielles.
Pour l'historien, l'imaginaire fait toujours partie de la réalité.
Théories et institutions pénales. Cours au Collège de France 豆瓣
刑事理论与制度
作者: Michel Foucault 出版社: Le Seuil 2015 - 5
Ce qui caractérise l'acte de justice, ce n'est pas le recours à un tribunal et à des juges ; ce n'est pas l'intervention des magistrats (même s'ils devaient être de simples médiateurs ou arbitres). Ce qui caractérise l'acte juridique, le processus ou la procédure au sens large, c'est le développement réglé d'un litige. Et dans ce développement, l'intervention des juges, leur avis ou leur décision n'est jamais qu'un épisode. C'est la manière dont on s'affronte, la manière dont on lutte qui définit l'ordre juridique. La règle et la lutte, la règle dans la lutte, c'est cela le juridique.» Michel Foucault Théories et Institutions pénales est le titre donné par Michel Foucault au cours qu'il prononce au Collège de France de novembre 1971 à mars 1972. Dans ces leçons, Michel Foucault théorise, pour la première fois, la question du pouvoir qui va l'occuper jusqu'à la rédaction de Surveiller et Punir (1975) et au-delà, d'abord à travers la relation minutieuse de la répression par Richelieu de la révolte des Nu-pieds (1639-1640), puis en montrant comment le dispositif de pouvoir élaboré à cette occasion par la monarchie rompt avec l'économie des institutions juridiques et judiciaires du Moyen Age et ouvre sur un «appareil judiciaire d'Etat», un «système répressif» dont la fonction va se centrer sur l'enfermement de ceux qui défient son ordre. Michel Foucault systématise l'approche d'une histoire de la vérité à partir de l'étude des «matrices juridico-politiques», étude qu'il avait commencée dans le cours de l'année précédente (Leçons sur la volonté de savoir), et qui est au coeur de la notion de «relation de savoir-pouvoir». Ce cours développe sa théorie de la justice et du droit pénal. La parution de ce volume marque la fin de la publication de la série des Cours de Michel Foucault au Collège de France (dont le premier volume a été publié en 1997).