法国艺术史
L' Art flamand et hollandais 豆瓣
作者: Thomas Dacosta Kaufmann / Dominique Allart 译者: Anne-Marie Terel / F. Everaars 出版社: Citadelles & Mazenod 2002 - 10
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Généralement, les histoires de l'art flamand et hollandais s'intéressent principalement aux primitifs du XVe siècle (Van Eyck, Van der Weiden) au détriment de leurs successeurs. Ce très imposant livre évite cet écueil puisqu'il débute en 1520, époque de Pieter Bruegel l'Ancien. En huit parties denses, cet ouvrage fait donc le point sur l'évolution et l'histoire de l'art de la Hollande et de la Flandre. Peinture, architecture, arts décoratifs sont tour à tour traités avec le plus grand soin. On sent chez chacun des auteurs la volonté de participer à une sorte d'encyclopédie définitive sur ces périodes. Les textes sont très précis, n'omettent pas de mentionner le moindre artiste, la moindre architecture. Outre cette qualité constante des textes, cet Art flamand et hollandais surprend par la richesse des illustrations et par la qualité de leurs présentations. Les éditeurs ont en effet choisi de reproduire les œuvres sur de pleines pages afin de mieux nous permettre d'en saisir la puissance et la beauté. Seul très léger défaut à cet ensemble par ailleurs irréprochable, on aurait souhaité que soient aussi étudiées les périodes plus contemporaines (le XXe siècle), si riches d'artistes d'exception. --Damien Sausset
Présentation de l'éditeur
De Bruegel l'Ancien à Vermeer, Rubens, Rembrandt ou Frans Hals, comme de Van Gogh, Mondrian à Khnopff ou Ensor, la peinture flamande, wallone et hollandaise occupe une place primordiale : elle lui est donc réservée dans ce volume, qui débute en 1520. Pourtant, l'architecture, avec les célèbres maisons étroites, toutes de briques, d'Amsterdam ou d'Anvers, jusqu'aux compositions d'Horta, n'est pas en reste. La part belle est aussi donnée aux faïences de Delft, aux cabinets hollandais du XVIIe siècle, au mobilier de Van de Velde, etc.
Cette culture est le fruit de deux nations, dont l'histoire fut d'abord commune. Avec la naissance de la Belgique, au XIXe siècle, les " Pays-Bas " de Charles Quint se scindèrent en deux nations ; l'histoire de l'art suivit alors l'histoire politique en distinguant la " terre de Rembrandt " de celle " de Rubens ". Les artistes et les œuvres circulaient de l'une à l'autre, dépassant souvent ces frontières pour s'enrichir d'influences étrangères. Ainsi, le renouveau des formes amorcé en Italie à la Renaissance se reflétait dans l'art des Néerlandais des XVIe et XVIIe siècles tandis qu'eux-mêmes, admirés dans la péninsule comme en Espagne et jusqu'en Amérique latine, influencèrent les arts anglais, scandinave et allemand.
Anvers, puis Amsterdam, Bruxelles, Malines furent de grands foyers artistiques. L'opulence s'y traduisait par une création picturale exceptionnelle qui, soutenue par des collectionneurs privés, allait apporter des genres nouveaux : la nature morte, le paysage ainsi que la représentation de la vie quotidienne. Elle fit fleurir maisons, églises, bourses et édifices publics comme en témoignent encore Bruges ou Gand.
Quant aux arts décoratifs et à la sculpture, ils s'épanouirent au XIXe siècle, grâce à une croissance industrielle indéniable et à l'apparition de matériaux modernes. Enfin, le symbolisme et l'Art nouveau ouvraient la voie aux mouvements du XXe siècle.
Pour embrasser ce pan essentiel de l'art européen, nous avons fait appel au professeur Thomas DaCosta Kaufmann, de l'université de Princeton, qui a réuni une équipe d'éminents spécialistes néerlandais, belges et français.
Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental 豆瓣
作者: Michel Pastoureau 出版社: Le Seuil 2004 - 2
Présentation de l'éditeur
Le livre s'efforce de montrer comment, à côté de l'histoire sociale, économique, politique, artistique, etc., il y a désormais place pour une histoire symbolique.
En lisant Pastoureau, on comprend mieux comment, pour l'historien, l'imaginaire fait toujours partie de la réalité. Les procès intentés aux animaux, l'arrivée du jeu d'échecs en Europe, la mythologie du bois et des arbres, les morales de la couleur, la naissance des armoiries, l'iconographie de Judas, telles sont quelques-unes des enquêtes de Michel Pastoureau qui, depuis trois décennies, s'efforce de construire une « histoire symbolique » du Moyen Age occidental.
Le public : Bien sûr les historiens mais sans doute autant les curieux de l'histoire culturelle de l'Occident : pourquoi on a préféré tantôt le rouge, tantôt le bleu ou le noir ; comment et pourquoi la vogue du jeu d'échecs envahit l'Occident chrétien ; et pourquoi, la fleur de lis devient-elle royale ? Bien d'autres chapitres abordent les images et les songes de nos contes d'enfance dont Pastoureau déchiffre les lointaines origines dans les emblèmes du Moyen Age. Trois chapitres portent en outre sur les "prolongements" de cette symbolique médiévale chez La Fontaine, Walter Scott et Gérard de Nerval
Quatrième de couverture
Les procès intentés aux animaux, la mythologie du bois et des arbres, le bestiaire des fables, l'arrivée du jeu d'échecs en Europe, l'histoire et l'archéologie des couleurs, l'origine des armoiries et des drapeaux, l'iconographie de judas, la légende du roi Arthur et celle d'Ivanhoé : tels sont quelques-uns des sujets traités par Michel Pastoureau dans cette « Histoire symbolique du Moyen Âge occidental ».
L’auteur, qui construit cette histoire depuis trois décennies, nous conduit ainsi sur des terrains documentaires variés : le lexique et les laits de langue, les textes littéraires et didactiques, les armoiries et les noms propres, les images et les oeuvres d'art. Partout, Michel Pastoureau, souligne avec force combien cette histoire symbolique des animaux et des végétaux, des couleurs et des images, des signes et des songes, loin de s'opposer à la réalité sociale, économique ou politique, en est une des composantes essentielles.
Pour l'historien, l'imaginaire fait toujours partie de la réalité.