Les Belles Lettres — 出版商 (45)
Histoire du droit pénal romain [图书] 豆瓣
作者:
Yann Rivière
出版社:
Les Belles Lettres
Jamais les Romains n’ont employé de formule pour désigner ce que nous appelons le « droit pénal ». Devrait-on penser pour autant avec Theodor Mommsen que « le droit pénal romain n’ayant jamais formé un tout, il ne peut être question d’en retracer l’histoire » ? Non, précisément, car l’histoire ne saurait
supposer un système doctrinal qui en déterminerait l’objet comme un tout.
Depuis la fondation de Rome attribuée à Romulus (en 753 av. J.-C.) jusqu’à l’effort de reconquête mené par l’empereur byzantin Justinien (527-565 ap. J.-C.), des institutions et des normes relatives à la répression des crimes n’ont cessé d’être produites. À l’origine, un « droit de vie et de mort » qualifie la place du père dans la famille, comme celle du magistrat dans la cité. Naît ensuite la « République » ou l’avènement de la libertas, c’est-à-dire essentiellement la protection du citoyen face à l’arbitraire du magistrat. Cinq siècles plus tard et au terme de longues guerres civiles, l’autocratie impériale se substitue à la « liberté » : tout crime peut être désormais considéré comme une atteinte à la « majesté du prince » ; seul l’empereur peut décider de « l’indulgence » effaçant une peine ou recevoir l’« appel » d’un condamné.
Le présent ouvrage articule en cinquante rubriques, réparties en trois chapitres (la procédure, les crimes, les peines), la lecture de treize siècles d’une histoire politique de Rome.
supposer un système doctrinal qui en déterminerait l’objet comme un tout.
Depuis la fondation de Rome attribuée à Romulus (en 753 av. J.-C.) jusqu’à l’effort de reconquête mené par l’empereur byzantin Justinien (527-565 ap. J.-C.), des institutions et des normes relatives à la répression des crimes n’ont cessé d’être produites. À l’origine, un « droit de vie et de mort » qualifie la place du père dans la famille, comme celle du magistrat dans la cité. Naît ensuite la « République » ou l’avènement de la libertas, c’est-à-dire essentiellement la protection du citoyen face à l’arbitraire du magistrat. Cinq siècles plus tard et au terme de longues guerres civiles, l’autocratie impériale se substitue à la « liberté » : tout crime peut être désormais considéré comme une atteinte à la « majesté du prince » ; seul l’empereur peut décider de « l’indulgence » effaçant une peine ou recevoir l’« appel » d’un condamné.
Le présent ouvrage articule en cinquante rubriques, réparties en trois chapitres (la procédure, les crimes, les peines), la lecture de treize siècles d’une histoire politique de Rome.
La Cité du rire [图书] 豆瓣
作者:
Jean-Noël Allard
出版社:
Les Belles Lettres
« Le rire est le propre de l’homme » selon Rabelais. On pourrait même jurer qu’il est le propre de notre époque. Après tout, l’humour et la dérision sont partout, sur la scène comme sur les bancs de l’Assemblée Nationale, en passant évidemment parnos écrans. Le rire, une passion moderne ?
Son omniprésence dans l’Athènes de l’époque classique suffit à démentir ce postulat : la parrhèsia – la liberté de tout dire – y était portée comme un étendard, loin du politiquement correct de nos contemporains. C’est d’ailleurs là que, pour la première fois, des penseurs comme Platon ou Aristote, ont pris le rire au sérieux.
Cet ouvrage les prend au (bon) mot. Son but ? Démêler les liens charnels qu’entretiennent dérision et politique dans la cité démocratique. Jean-Noël Allard fait dialoguer Aristophane et Bourdieu, Démosthène et Habermas, Xénophon et Durkheim ; et dessine le portrait d’une communauté profondément structurée
par le rire.
Entre joutes verbales et plaisanteries subtiles, invectives tribuniciennes et railleries démagogiques, caricatures comiques et injures dionysiaques, le lecteur découvrira, sans ironie, l’un des fondements oubliés de la démocratie : la moquerie comme art de vivre, la dérision comme institution.
Son omniprésence dans l’Athènes de l’époque classique suffit à démentir ce postulat : la parrhèsia – la liberté de tout dire – y était portée comme un étendard, loin du politiquement correct de nos contemporains. C’est d’ailleurs là que, pour la première fois, des penseurs comme Platon ou Aristote, ont pris le rire au sérieux.
Cet ouvrage les prend au (bon) mot. Son but ? Démêler les liens charnels qu’entretiennent dérision et politique dans la cité démocratique. Jean-Noël Allard fait dialoguer Aristophane et Bourdieu, Démosthène et Habermas, Xénophon et Durkheim ; et dessine le portrait d’une communauté profondément structurée
par le rire.
Entre joutes verbales et plaisanteries subtiles, invectives tribuniciennes et railleries démagogiques, caricatures comiques et injures dionysiaques, le lecteur découvrira, sans ironie, l’un des fondements oubliés de la démocratie : la moquerie comme art de vivre, la dérision comme institution.
Rome et le monde grec [图书] 豆瓣
Éloge du polythéisme [图书] 豆瓣
Deux mille ans de monothéisme nous ont habitués à croire que Dieu ne pouvait être qu'unique, exclusif, vrai. En revanche, les polythéismes antiques envisageaient la possibilité de faire correspondre entre eux dieux et déesses provenant de différentes cultures (l'Artémis grecque et la Diane romaine, l'Egyptienne Isis et la Grecque Déméter), ou même d'accueillir des divinités étrangères dans leur propre panthéon. Cette disposition à l'ouverture a fait que le monde antique, même s'il a connu les conflits, voire les carnages, est resté étranger à la violence de nature religieuse qui a, au contraire, ensanglanté les cultures monothéistes et continue de le faire. Serait-il possible aujourd'hui de puiser aux ressources du polythéisme pour rendre plus faciles et sereines les relations entre les différentes religions ? Si l'on part du principe que les dieux sont nombreux, il n'est plus nécessaire d'affirmer que ceux des autres sont de faux dieux ou des démons... On peut dès lors se demander si l'adoption de certains cadres mentaux propres au polythéisme ne contribuerait pas à réduire, au sein de nos sociétés, le taux de conflictualité entre les diverses religions monothéistes et entre leurs subdivisions internes.
Gouverner avec les dieux [图书] 豆瓣
La République romaine n'est pas sortie tout armée du crâne de Montesquieu. Loin d'être garanti par une division tripartite du pouvoir, l’équilibre des institutions reposait avant tout sur l’encadrement de la potestas des magistrats par l’auctoritas des prêtres et du Sénat. Le droit d’auspices des magistrats du peuple, hérité du prestigieux monopole auspicial de la vieille noblesse patricienne, formait le noeud gordien de l’articulation de la potestas à l’auctoritas.
Leur potestas étant conçue comme « imparfaite », les magistrats étaient en effet contraints de solliciter, au moyen des auspices, une légitimation atomisée et précaire de leurs actes publics par l’auctoritas de Jupiter. Encadrée par les détenteurs institutionnels d’auctoritas, augures et sénateurs, la prise d’auspices se trouvait ainsi au coeur des mécanismes d’autocontrôle de l’aristocratie romaine. Si Auguste respecta formellement ce socle idéologique patricien et conservateur (optimas), il en modifia radicalement la portée par ses innovations en matière de potestas et d’auspices, et par l’importance qu’il conféra à l’auctoritas du prince.
Leur potestas étant conçue comme « imparfaite », les magistrats étaient en effet contraints de solliciter, au moyen des auspices, une légitimation atomisée et précaire de leurs actes publics par l’auctoritas de Jupiter. Encadrée par les détenteurs institutionnels d’auctoritas, augures et sénateurs, la prise d’auspices se trouvait ainsi au coeur des mécanismes d’autocontrôle de l’aristocratie romaine. Si Auguste respecta formellement ce socle idéologique patricien et conservateur (optimas), il en modifia radicalement la portée par ses innovations en matière de potestas et d’auspices, et par l’importance qu’il conféra à l’auctoritas du prince.
Balance des discours [图书] 豆瓣
La loi à Rome. Histoire d’un concept [图书] 豆瓣
Il est bien connu que, dans l'héritage que l'Ancienne Rome a légué au monde actuel, le droit occupe une grande place. Mais cette évidence nous empêche peut-être de comprendre que le droit romain ne reposait pas nécessairement sur les mêmes bases que notre droit actuel et qu'à Rome même, une conception « moderne » du droit a mis du temps à s’imposer. A. Magdelain, mort en 1993 et qui fut un des meilleurs spécialistes en matière de droit romain, le montre dans ce livre à propos du concept de loi. Au début, c’est le détenteur du pouvoir, le roi puis le magistrat qui dicte la loi, que le peuple n’a qu’à ratifier – le latin disait « recevoir la loi », accipere legem – et encore n’entrait-elle en vigueur que lorsque le Sénat lui avait donné son « autorité », seul susceptible de la rendre opératoire. Ce n’est que peu à peu que le principe de la souveraineté populaire s’est fait jour et que la loi est apparue comme émanant de la volonté des citoyens. L’ouvrage reste un des meilleurs exemples d’approche historique du droit romain et montre combien les cadres juridiques sont importants pour comprendre le monde de la Rome ancienne.
Les Dynasties Qin et Han: Histoire générale de la Chine (221 av. J.-C.-220 apr. J.-C.) [图书] 豆瓣
HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA CHINE
L Histoire générale de la Chine, série de dix volumes illustrés, allie rigueur scientifique et plaisir de la lecture, et constitue à ce jour la plus importante synthèse jamais publiée sur la civilisation chinoise. Des chapitres chronologiques exposent, en début de volume, les grands jalons de l histoire politique et institutionnelle de la période traitée. Ils sont suivis de sections thématiques (administration, vie quotidienne, religion, littérature, économie, etc.) soigneusement choisies en vue d une véritable initiation du lecteur. L ensemble est enrichi de nombreuses illustrations, de cartes en couleur, d une chronologie, de diverses annexes et d un index complet.
LES DYNASTIES QIN ET HAN
Les deux premiers empires chinois, les dynasties Qin (221-207 av. J.-C.)
et Han (206 av.-220 apr. J.-C.), forgèrent un système politique, des structures sociales, une organisation économique et des assises culturelles à la pérennité stupéfiante. L unification que ces dynasties imposèrent, l expansion territoriale et les brassages de populations induits, font de ces quatre siècles une époque charnière. Dû aux meilleures spécialistes, le présent ouvrage offre une remarquable synthèse sur l histoire et la civilisation de cette période fondamentale, dont l étude a été profondément renouvelée par les très nombreuses découvertes archéologiques de ces dernières décennies.
L Histoire générale de la Chine, série de dix volumes illustrés, allie rigueur scientifique et plaisir de la lecture, et constitue à ce jour la plus importante synthèse jamais publiée sur la civilisation chinoise. Des chapitres chronologiques exposent, en début de volume, les grands jalons de l histoire politique et institutionnelle de la période traitée. Ils sont suivis de sections thématiques (administration, vie quotidienne, religion, littérature, économie, etc.) soigneusement choisies en vue d une véritable initiation du lecteur. L ensemble est enrichi de nombreuses illustrations, de cartes en couleur, d une chronologie, de diverses annexes et d un index complet.
LES DYNASTIES QIN ET HAN
Les deux premiers empires chinois, les dynasties Qin (221-207 av. J.-C.)
et Han (206 av.-220 apr. J.-C.), forgèrent un système politique, des structures sociales, une organisation économique et des assises culturelles à la pérennité stupéfiante. L unification que ces dynasties imposèrent, l expansion territoriale et les brassages de populations induits, font de ces quatre siècles une époque charnière. Dû aux meilleures spécialistes, le présent ouvrage offre une remarquable synthèse sur l histoire et la civilisation de cette période fondamentale, dont l étude a été profondément renouvelée par les très nombreuses découvertes archéologiques de ces dernières décennies.
La mémoire numismatique de l'Empire romain [图书] 谷歌图书
Nous ecrivons l'histoire politique de l'Empire romain avec des lambeaux de texte. Nous nous fondons sur une bibliotheque lacunaire pour tisser les recits de notre civilisation. Et pourtant, nous avons a notre disposition un texte quasi integral et qui emane directement de l'autorite imperiale: la monnaie. Aucune autre entite de l'histoire humaine n'a produit un corpus aussi coherent, aussi structure, que l'Empire romain. Cet ouvrage entreprend, pour la premiere fois, de le considerer comme un texte autonome, c'est-a-dire relie aux autres formes de discours publics, notamment l'epigraphie, la glyptique et la statuaire, mais aussi appartenant a son propre espace, et surtout, presque complet. Mobilisant les derniers apports de l'histoire economique et financiere des mondes anciens et de l'histoire des images, cette recherche en radicalise les lecons pour ouvrir un nouveau champ: celui de l'etude du monnayage imperial comme texte. Ce texte, par son unite conservee, permet de penser la structure meme du regime imperial, et d'acceder au discours de l'Empire, a son autobiographie, au travers et au-dela de chaque regne. On decouvrira dans ce livre de nouvelles approches du monnayage, sous la forme d'etudes de cas; on se rendra compte de la presence, dans le monnayage meme, d'une methodologie textuelle; on pourra lire, pour la premiere fois, un rassemblement de sources imperiales et ainsi contredire un lieu commun trop frequent, selon lequel le monnayage romain n'apparaissait pas dans les sources epigraphiques et litteraires. La contribution la plus importante de La memoire numismatique de l'Empire romain, cependant, est methodologique: en associant methodes philologique, iconographique et analyse litteraire, c'est l'etude du discours imperial lui-meme qui est ici proposee.
Aux Portes Du Ciel. La Statuaire Taoiste Du Hunan [图书] 豆瓣
La statuaire taoïste du Hunan. Art et anthropologie de la Chine.Ce livre est le fruit d'une enquête dans la province chinoise du Hunan qui a duré plus de dix ans. Le point de départ aura été la découverte sur un marché du sud de la Chine de quelques statues en bois polychrome à l’intérieur desquelles se trouvaient des documents de consécration, indiquant, pour certains d’entre eux, qu’il s’agissait de maîtres taoïstes. On y mentionnait la date de fabrication, le nom des personnages représentés, celui des commanditaires, le lieu où se trouvait la statue, les raisons pour lesquelles elle avait été faite, les voeux associés au culte et bien d’autres renseignements concernant l’histoire locale. De très nombreux séjours dans le centre du Hunan apportèrent peu à peu des réponses aux différentes énigmes que posaient l’immense corpus de documents de consécration accompagnant quelque deux mille statues datant pour la plupart de la dernière dynastie mandchoue (1644-1911). Non seulement personne n’avait rencontré dans aucune autre partie de la Chine une statuaire de ce type, mais de surcroît, cette province méridionale du Hunan comptait un très grand nombre de maîtres taoïstes et de sculpteurs qui perpétuaient cette tradition très ancienne.Écrit du point de vue d’un anthropologue, ce livre consacré à l’art taoïste du Hunan, ne s’adresse pas uniquement à un public de sinologues. Débordant le cadre des études chinoises, il s’interroge sur la religion en général et fait référence aux travaux de Claude Lévi-Strauss, Philippe Descola, Clifford Geertz ou Alfred Gell, et se réclame à la fois de la philosophie de l’histoire de Marcel Gauchet et de l’héritage surréaliste. La très abondante illustration qui accompagne le texte est constituée de documents inédits qui donnent une dimension indispensable à la compréhension du taoïsme, en tant que tradition vivante.
Dictionnaire du français médiéval [图书] 谷歌图书
English summary: This is the first authoritative, yet financially accessible, dictionary of medieval and early modern French available for students and professors alike. Takeshi Matsumura is a leading specialist on French lexicography, and offers here an important contribution to the history and precision of the French language, including examples, regional origins, and literary use for each entry. French description: Ce dictionnaire s'adresse aux etudiants et aux professeurs de lettres et d'histoire, ainsi qu'a tous ceux interesses par l'histoire de la langue et la litterature du Moyen Age. Le dictionnaire de Takeshi Matsumura est le seul dictionnaire de l'ancien francais (des origines a la fin du XIIIe siecle) et du moyen francais (du XIVe au XVIe siecle) a la fois scientifiquement irreprochable, maniable et accessible financierement. Il n'a pas de concurrent. Les autres dictionnaires souvent en un seul volume sont soit anciens et depourvus d'exemples (abrege du Godefroy), soit elementaires et peu surs. Les grands dictionnaires que sont le Godefroy et le Tobler-Lommatzch sont pour beaucoup hors de portee par leur volume (une dizaine de tomes voire plus) et par leur prix; en outre, le premier est ancien et quelque peu depasse, le second est un dictionnaire ancien bilingue francais - allemand. Takeshi Matsumura, professeur a l'universite nationale de Tokyo, est un des meilleurs lexicographes mondiaux du francais. Ses travaux font autorite. Nombreux sont les articles de son dictionnaire qui apportent du nouveau ou corrigent des erreurs (premiere attestation ou sens d'un mot). Pour la premiere fois, l'auteur precise l'origine regionale et le genre litteraire des exemples donnes, exemples qu'il choisit et traite avec une grande intelligence, de sorte qu'ils eclairent le sens des mots sans alourdir ni allonger a l'exces l'ouvrage. Le fait que ce dictionnaire de l'ancien et du moyen francais soit l'oeuvre d'un savant japonais montre le rayonnement des etudes francaises, y compris de celles portant sur les debuts de notre langue et de notre litterature.
Pour une histoire de l'imaginaire [图书] Goodreads
De nos jours, la cote de l'imaginaire est en hausse. Sensibles au mouvement des idées, les historiens se sont mis à la tâche. Leurs contributions dans ce domaine ne se dénombrent plus. Mais chaque historien affine sa problématique particulière. Les ponts sont rares entre les époques et les cultures, et encore plus rares entre les axes différents de recherche. Il existe des imaginaires historiques plutôt qu'une véritable histoire de l'imaginaire.
Est-ce qu'une telle histoire – bâtie essentiellement sur les structures de l'imaginaire – serait-elle possible? Lucian Boia le croit et essaie de le prouver. Son but est d'identifier certains principes susceptibles d'offrir un minimum de cohérence à un domaine pour le moment éclaté. Tout en tenant compte d'un large éventail de contributions, ce travail repose en grande partie sur les propres recherches de l'auteur. Il y est question de l'imaginaire scientifique, de l'espace, des humanités autres, des visions apocalyptiques, des millénarismes, des mythes fondateurs, ces mythologies totalitaires. C'est la première fois qu'un historien tente de rassembler dans un panorama cette diversité déroutante de manifestations en vue de définir les structures et la dynamique propres à l'imaginaire et de saisir ainsi sa logique particulière.
L'histoire de l'imaginaire: une des histoires de demain?
Est-ce qu'une telle histoire – bâtie essentiellement sur les structures de l'imaginaire – serait-elle possible? Lucian Boia le croit et essaie de le prouver. Son but est d'identifier certains principes susceptibles d'offrir un minimum de cohérence à un domaine pour le moment éclaté. Tout en tenant compte d'un large éventail de contributions, ce travail repose en grande partie sur les propres recherches de l'auteur. Il y est question de l'imaginaire scientifique, de l'espace, des humanités autres, des visions apocalyptiques, des millénarismes, des mythes fondateurs, ces mythologies totalitaires. C'est la première fois qu'un historien tente de rassembler dans un panorama cette diversité déroutante de manifestations en vue de définir les structures et la dynamique propres à l'imaginaire et de saisir ainsi sa logique particulière.
L'histoire de l'imaginaire: une des histoires de demain?
L'occident, Une Interprétation Historique [图书] Goodreads
Il y a mille ans, la civilisation occidentale naissait de l'anarchie provoquee par la chute de l'Empire romain d'Occident. Quelles chances avait ce monde frustre de paysans et de guerriers, loin de l'eclat raffine de la Chine et de Byzance? Apparemment, aucune. L'Occident pauvre et grossier a pourtant conquis le monde, invente la technologie et change le destin de l'humanite. Lucian Boia raconte les raisons multiples, fortuites et parfois incongrues d'un triomphe inespere, de l'amenagement agraire a la philosophie chretienne et au mythe du Progres. La grande originalite du modele occidental? Privilegier le changement et le perfectionnement. Des les premieres innovations technologiques du Moyen-Acircge, en passant par les grandes decouvertes et la Revolution industrielle, et jusqu'a l'actuelle mondialisation, l'Occident n'a pas cesse de diversifier, synthetiser et accelerer ses propres composants, reunissant l'interet et l'ideal, l'esperance et le desespoir, le mepris de l'autre et l'affirmation de la dignite humaine. De ces contradictions est ne le monde ou nous vivons. On doit deja a Lucian Boia, historien de l'imaginaire, une serie d'investigations sur les idees et les mythologies qui ont marque l'evolution de l'humanite. Il a notamment publie aux Belles Lettres, Pour une histoire de l'imaginaire, La Mythologie scientifique du communisme, La Roumanie un pays aux frontieres de l'Europe, L'Homme face au climat ainsi que recemment Quand les centenaires seront jeunes.
Politique. Tome I [图书] 豆瓣
L'Angleterre élisabéthaine [图书]
Le règne d'Élisabeth 1re (1559-1603) a donné son nom à une période souvent considérée comme un âge d'or. L'expression n'est pas usurpée. Sous l'autorité de cette reine mythique, la Renaissance a connu son plus bel épanouissement, et pas seulement dans le domaine des arts. Point alors l'aube de ce qui deviendra plus tard l'Empire britannique. En plus de son intérêt historique, le tableau dressé ici de la civilisation élisabéthaine révèle des traits pittoresques, dramatiques ou inattendus.
L'Angleterre élisabéthaine [图书]
Le règne d'Élisabeth 1re (1559-1603) a donné son nom à une période souvent considérée comme un âge d'or. L'expression n'est pas usurpée. Sous l'autorité de cette reine mythique, la Renaissance a connu son plus bel épanouissement, et pas seulement dans le domaine des arts. Point alors l'aube de ce qui deviendra plus tard l'Empire britannique. En plus de son intérêt historique, le tableau dressé ici de la civilisation élisabéthaine révèle des traits pittoresques, dramatiques ou inattendus.
Henri Suhamy, normalien, agrégé et docteur ès lettres, est professeur émérite à l'université Paris-Ouest, lauréat de l'académie française et du jury de la Vallée aux Loups. Il a notamment participé à la traduction de Walter Scott en Pléiade (Gallimard, 2003 & 2007).
Henri Suhamy, normalien, agrégé et docteur ès lettres, est professeur émérite à l'université Paris-Ouest, lauréat de l'académie française et du jury de la Vallée aux Loups. Il a notamment participé à la traduction de Walter Scott en Pléiade (Gallimard, 2003 & 2007).
Les Monnaies de la Chine ancienne [图书] 豆瓣
Véritable somme, fruit de plusieurs décennies de recherche, ce livre est à ce jour la synthèse la plus complète sur les monnaies de la Chine ancienne, des origines à la fin de l’Empire (1911). Mobilisant une grande variété de sources, il conduit le lecteur au travers d’une aventure monétaire multiséculaire et, ce faisant, trace une passionnante histoire générale de la Chine.
Alors que le monde occidental fonctionnait sur le modèle de la valeur intrinsèque de la monnaie (liée à la valeur de la matière dont elle est constituée), le monde chinois a « inventé » la monnaie fiduciaire : celle dont la valeur repose sur la loi. Dès le xe siècle av. J.-C., les Chinois ont mis au point un système où un objet spécifique est à la fois unité de compte, mesure de la valeur des biens et moyen de paiement et d’échange. Un système avec pour seul signe monétaire une pièce de bronze.
À l’aide des textes historiques (annales dynastiques, mémoires au trône, rapports de fonctionnaires) et des découvertes archéologiques les plus récentes, est mise en lumière la différence majeure entre l’image donnée par l’historiographie officielle et la réalité de la circulation monétaire. L’hétérogénéité des espèces en circulation et les pratiques financières montrent tout l’écart qu’il y a entre la monnaie à valeur intrinsèque et la monnaie fiduciaire, cette « remarquable anomalie » aux yeux des Occidentaux.
Ce livre est enrichi d’une iconographie exceptionnelle de plus de 370 illustrations, pour la plupart inédites, de 20 cartes et tableaux et d’une bibliographie exhaustive.
Alors que le monde occidental fonctionnait sur le modèle de la valeur intrinsèque de la monnaie (liée à la valeur de la matière dont elle est constituée), le monde chinois a « inventé » la monnaie fiduciaire : celle dont la valeur repose sur la loi. Dès le xe siècle av. J.-C., les Chinois ont mis au point un système où un objet spécifique est à la fois unité de compte, mesure de la valeur des biens et moyen de paiement et d’échange. Un système avec pour seul signe monétaire une pièce de bronze.
À l’aide des textes historiques (annales dynastiques, mémoires au trône, rapports de fonctionnaires) et des découvertes archéologiques les plus récentes, est mise en lumière la différence majeure entre l’image donnée par l’historiographie officielle et la réalité de la circulation monétaire. L’hétérogénéité des espèces en circulation et les pratiques financières montrent tout l’écart qu’il y a entre la monnaie à valeur intrinsèque et la monnaie fiduciaire, cette « remarquable anomalie » aux yeux des Occidentaux.
Ce livre est enrichi d’une iconographie exceptionnelle de plus de 370 illustrations, pour la plupart inédites, de 20 cartes et tableaux et d’une bibliographie exhaustive.