门槛出版社 — 出版商 (272)
Hyper-lieux [图书] 豆瓣
Le Corps-marché [图书] 豆瓣
Les Enfants de Staline [图书] 豆瓣
Journal de la commune étudiante [图书] 豆瓣
Publié par Pierre Vidal-Naquet et Alain Schnapp pour la première fois en 1969, quelques mois seulement après le soulèvement étudiant, ce livre rassemble un extraordinaire ensemble d’archives. Les deux historiens, fortement impliqués dans le mouvement, ont collecté et trié parmi plusieurs milliers de documents les 362 textes (tracts, pamphlets, articles, notes) commentés et reproduits ici. Ils expriment les mille facettes d’une irruption historique qu’Edgar Morin a appelée la « Commune étudiante ». Ils sont situés, reliés dans ce qui fait leur profonde unité politique afin qu’apparaisse dans toutes ses dimensions le tumulte qui a secoué la France pendant sept semaines, avec ses racines, ses inspirations, ses prolongements. Voici donc le dossier raisonné du mouvement étudiant, le livre blanc d’une révolte qui faillit s’achever en révolution.
Un document sans équivalent préparé au cœur de l’action par deux historiens engagés.
Cette troisième édition du Journal de la Commune étudiante est enrichie d’une nouvelle préface de Pierre Sorlin et d’une postface d’Alain Schnapp.
Un document sans équivalent préparé au cœur de l’action par deux historiens engagés.
Cette troisième édition du Journal de la Commune étudiante est enrichie d’une nouvelle préface de Pierre Sorlin et d’une postface d’Alain Schnapp.
La griffe du peintre [图书] 豆瓣
出版社:
Seuil
2018
- 10
La rebellion française. mouvements populaires et conscience sociale : 1661-1789 [图书] 豆瓣
La France rébellionnaire, entre Fronde et Révolution. Jean Nicolas analyse la violence populaire, dans ses dimensions libératoires, passéistes et novatrice. Croisant les approches sociologie, anthropologie, économie -, le livre parcourt un champ jusque-là peu exploré : la vie au jour le jour, avec les cris pour le pain, la contrebande sel et du tabac, la grève à la fabrique. On se mobilise aussi sur d'autres enjeux moins immédiats, autour de certitudes et d'espérances, tout ce que recouvrent les mots dignité, liberté pour l'individu porté par le groupe, pour la collectivité réduite, ou élargie. Place aux irréductibles, à tous les non jetés à la face des hiérarchies et des pouvoirs. La rébellion constitue un mode qui a fait du heurt et de la rupture le principe du changement dans l'espace français.
Un désir d'égalité [图书] 豆瓣
Ce qui circule entre nous [图书] 豆瓣
Présentation de l'éditeur
La pensée dominante assure que ce qui circule entre les hommes se définit essentiellement par l'échange marchand. Or le lien social n'est pas seulement fait de calculs et d'intérêts réciproques. Fondateur de la pensée libérale, Adam Smith l'avait pressenti il y a deux siècles, et avançait le concept de sympathie, puissant ressort de l'action humaine que les neurosciences mettent aujourd'hui en évidence. Plus tard, c'est Marcel Mauss qui posera les bases théoriques d'une véritable pensée du don.
Sur le bénévolat, le don d'organes, certes; mais aussi sur la famille, l'art, la justice et même, pourquoi pas, la rationalité instrumentale; sur la théorie des jeux et l'analyse stratégique, que nous apprend aujourd'hui ce modèle du don ? Pourquoi le don est-il toujours et partout présent ? Même quand, apparemment, il n'a plus de raison d'être, nous constaterons qu'il est là, malgré tout. Car le don ne se réduit pas à la bienveillance qui fonde la morale, ni à la pitié ou la compassion de Schopenhauer décriée par Nietzsche. Le don est dangereux, comme le rappelle ce mot de Confucius: "Pourquoi m'en veux-tu autant? Je ne t'ai pourtant rien donné."
Le don fait appel à une multitude de "passions": honneur, prestige, image de soi... En se bornant à étudier la seule circulation marchande, les théoriciens du libéralisme occultent tout un pan de la réalité sociale et contribuent, sans le vouloir, à la désespérance générale.
Fruit de dix années de recherches, cet ouvrage, en s'intéressant aux échanges humains qui ne passent pas par le marché ou la redistribution publique, veut nous aider à mesurer les limites de la mondialisation marchande.
La pensée dominante assure que ce qui circule entre les hommes se définit essentiellement par l'échange marchand. Or le lien social n'est pas seulement fait de calculs et d'intérêts réciproques. Fondateur de la pensée libérale, Adam Smith l'avait pressenti il y a deux siècles, et avançait le concept de sympathie, puissant ressort de l'action humaine que les neurosciences mettent aujourd'hui en évidence. Plus tard, c'est Marcel Mauss qui posera les bases théoriques d'une véritable pensée du don.
Sur le bénévolat, le don d'organes, certes; mais aussi sur la famille, l'art, la justice et même, pourquoi pas, la rationalité instrumentale; sur la théorie des jeux et l'analyse stratégique, que nous apprend aujourd'hui ce modèle du don ? Pourquoi le don est-il toujours et partout présent ? Même quand, apparemment, il n'a plus de raison d'être, nous constaterons qu'il est là, malgré tout. Car le don ne se réduit pas à la bienveillance qui fonde la morale, ni à la pitié ou la compassion de Schopenhauer décriée par Nietzsche. Le don est dangereux, comme le rappelle ce mot de Confucius: "Pourquoi m'en veux-tu autant? Je ne t'ai pourtant rien donné."
Le don fait appel à une multitude de "passions": honneur, prestige, image de soi... En se bornant à étudier la seule circulation marchande, les théoriciens du libéralisme occultent tout un pan de la réalité sociale et contribuent, sans le vouloir, à la désespérance générale.
Fruit de dix années de recherches, cet ouvrage, en s'intéressant aux échanges humains qui ne passent pas par le marché ou la redistribution publique, veut nous aider à mesurer les limites de la mondialisation marchande.
Vies ordinaires, vies précaires [图书] 豆瓣
Présentation de l'éditeur
Banalisée, inscrite désormais dans le décor de notre quotidien, la précarité bouleverse notre rapport aux normes sociales. Sait-on simplement aujourd'hui ce qui distingue une vie ordinaire d'une vie précaire ? A-t-on seulement noté que les chômeurs, les surnuméraires, les inutiles, cette armée de sans-voix, s'inventent une nouvelle langue à laquelle nous restons sourds ? Si la philosophie peut espérer contribuer à la critique sociale, il lui revient de traduire ces expériences d'inexistence et de redonner droit de cité à ces voix discordantes, participant ainsi à la construction d'une " société décente ". Non point un programme, mais une exigence : parce que les voix des précaires sont l'ultime voix de la démocratie, leur faire une place dans le bruit ordinaire de nos vies.
Banalisée, inscrite désormais dans le décor de notre quotidien, la précarité bouleverse notre rapport aux normes sociales. Sait-on simplement aujourd'hui ce qui distingue une vie ordinaire d'une vie précaire ? A-t-on seulement noté que les chômeurs, les surnuméraires, les inutiles, cette armée de sans-voix, s'inventent une nouvelle langue à laquelle nous restons sourds ? Si la philosophie peut espérer contribuer à la critique sociale, il lui revient de traduire ces expériences d'inexistence et de redonner droit de cité à ces voix discordantes, participant ainsi à la construction d'une " société décente ". Non point un programme, mais une exigence : parce que les voix des précaires sont l'ultime voix de la démocratie, leur faire une place dans le bruit ordinaire de nos vies.
La Condition Urbaine [图书] 豆瓣
Liberté, égalité, fraternité [图书] 豆瓣
Écrire l’histoire de la devise républicaine, c’est faire de la contre-histoire. Il suffit de considérer les noms des principaux auteurs ou penseurs de la devise républicaine, Robespierre, Pierre Leroux, Louis Blanc, pour ne citer que quelques-uns de ceux qui seront étudiés dans ce livre, pour comprendre qu’ils ont été, dans des modalités certes diverses, allant de la pure et simple ignorance au mensonge ou à la moquerie et au dédain, destitués de leur paternité.
Ceux qui croient que les idées n’ont pas d’effet dans l’histoire et que la manière de raconter le passé n’influe pas sur le présent et sur l’avenir se trompent. Je ne sais pas si elles dirigent le monde, mais il n’est pas surprenant de constater, sur la base de cette histoire falsifiée, que le républicanisme soit devenu en France une philosophie conservatrice, voire réactionnaire, servant à légitimer les intérêts des classes les plus favorisées et à entretenir l’image sépia d’une France qui n’a jamais existé. Si ce n’est pas surprenant, c’est toutefois désolant et inquiétant.
En proposant ce livre sur la devise, j’ai voulu écrire une histoire de la doctrine républicaine française du point de vue des républicains eux-mêmes, c’est-à-dire de ceux qui se sont battus pour elle, plutôt que du point de vue de ceux qui l’ont combattue et ne s’y sont ralliés que lorsqu’elle avait vaincu. J’ai cherché à présenter cette doctrine telle qu’elle a été élaborée non par ceux qui voulaient occuper les places mais par ceux qui voulaient, quoi qu’il puisse leur en coûter, produire un effet moral et affirmer un idéal, celui de la République démocratique, sociale et laïque.
Ceux qui croient que les idées n’ont pas d’effet dans l’histoire et que la manière de raconter le passé n’influe pas sur le présent et sur l’avenir se trompent. Je ne sais pas si elles dirigent le monde, mais il n’est pas surprenant de constater, sur la base de cette histoire falsifiée, que le républicanisme soit devenu en France une philosophie conservatrice, voire réactionnaire, servant à légitimer les intérêts des classes les plus favorisées et à entretenir l’image sépia d’une France qui n’a jamais existé. Si ce n’est pas surprenant, c’est toutefois désolant et inquiétant.
En proposant ce livre sur la devise, j’ai voulu écrire une histoire de la doctrine républicaine française du point de vue des républicains eux-mêmes, c’est-à-dire de ceux qui se sont battus pour elle, plutôt que du point de vue de ceux qui l’ont combattue et ne s’y sont ralliés que lorsqu’elle avait vaincu. J’ai cherché à présenter cette doctrine telle qu’elle a été élaborée non par ceux qui voulaient occuper les places mais par ceux qui voulaient, quoi qu’il puisse leur en coûter, produire un effet moral et affirmer un idéal, celui de la République démocratique, sociale et laïque.
Notre histoire intellectuelle et politique 1968-2018 [图书] 豆瓣
Comment les enthousiasmes de Mai 68 ont-ils cédé le pas au désarroi des années 1980 et 1990 puis au fatalisme qui, depuis les années 2000, barre notre horizon politique et intellectuel ? Pourquoi la gauche s’est-elle enlisée dans un réalisme d’impuissance ou dans des radicalités de posture, au point de laisser le souverainisme républicain et le national-populisme conquérir les esprits ?
Pierre Rosanvallon se confronte ici à ces questions d’une double manière. En tant qu’historien des idées et philosophe politique, il s’attache à réinscrire les cinquante dernières années dans l’histoire longue du projet moderne d’émancipation, avec ses réalisations, ses promesses non tenues et ses régressions. Mais c’est également en tant qu’acteur et témoin qu’il aborde la lecture rétrospective de la séquence dont Mai 68 a symbolisé l’amorce. Son itinéraire personnel, les entreprises intellectuelles et politiques qui l’ont jalonné et les personnalités qui l’ont accompagné renvoient plus largement à l’histoire de la deuxième gauche, avec laquelle sa trajectoire s’est pratiquement confondue, et, au-delà, à celle de la gauche en général, dont l’agonie actuelle vient de loin.
À travers le retour sincère et lucide sur son cheminement, avec ses idées forces et ses doutes, ses perplexités et ses aveuglements, c’est une histoire politique et intellectuelle du présent que Pierre Rosanvallon retrace, dans des termes qui conduisent à esquisser de nouvelles perspectives à l’idéal d’émancipation.
Pierre Rosanvallon se confronte ici à ces questions d’une double manière. En tant qu’historien des idées et philosophe politique, il s’attache à réinscrire les cinquante dernières années dans l’histoire longue du projet moderne d’émancipation, avec ses réalisations, ses promesses non tenues et ses régressions. Mais c’est également en tant qu’acteur et témoin qu’il aborde la lecture rétrospective de la séquence dont Mai 68 a symbolisé l’amorce. Son itinéraire personnel, les entreprises intellectuelles et politiques qui l’ont jalonné et les personnalités qui l’ont accompagné renvoient plus largement à l’histoire de la deuxième gauche, avec laquelle sa trajectoire s’est pratiquement confondue, et, au-delà, à celle de la gauche en général, dont l’agonie actuelle vient de loin.
À travers le retour sincère et lucide sur son cheminement, avec ses idées forces et ses doutes, ses perplexités et ses aveuglements, c’est une histoire politique et intellectuelle du présent que Pierre Rosanvallon retrace, dans des termes qui conduisent à esquisser de nouvelles perspectives à l’idéal d’émancipation.
Histoire de Tel Quel [图书] 豆瓣
Vocabulaire européen des philosophies [图书] 豆瓣
L’un des problèmes que pose l’Europe est celui des langues. On peut choisir une langue dominante, l’anglais global ou globish, pour l’économie des échanges, ou bien jouer le maintien de la pluralité, en rendant manifestes le sens et l’intérêt des différences. Ce Vocabulaire s’inscrit dans la seconde optique.
Dirigé par Barbara Cassin, entourée d’une équipe de près de 150 chercheurs aux profils linguistiques et philosophiques les plus variés, le Vocabulaire européen des philosophies, publié en 2004, a fait date. Rédigé en français, ce « Dictionnaire des intraduisibles » est aujourd’hui traduit, c’est-à-dire réinventé dans une dizaine de langues.
En capitalisant le savoir des traducteurs, il constitue une cartographie des différences philosophiques européennes. Il explore le lien entre fait de langue et fait de pensée, et prend appui sur ces symptômes que sont les difficultés de passer d’une langue à l’autre – avec mind, entend-on la même chose qu’avec Geist ou qu’avec esprit ? Et que se passe-t-il quand on rend mimêsis par imitation ? Chaque entrée part ainsi d’un « intraduisible » – non pas ce qu’on ne traduit pas mais ce qu’on ne cesse pas de (ne pas) traduire –, et procède à la comparaison de réseaux, terminologiques et syntaxiques, dont la distorsion fait l’histoire et la géographie des langues et des cultures. C’est un instrument de travail d’un type nouveau, indispensable à la communauté scientifique, en même temps qu’un guide de l’Europe philosophique pour les curieux de leur langue et de celles des autres.
Dirigé par Barbara Cassin, entourée d’une équipe de près de 150 chercheurs aux profils linguistiques et philosophiques les plus variés, le Vocabulaire européen des philosophies, publié en 2004, a fait date. Rédigé en français, ce « Dictionnaire des intraduisibles » est aujourd’hui traduit, c’est-à-dire réinventé dans une dizaine de langues.
En capitalisant le savoir des traducteurs, il constitue une cartographie des différences philosophiques européennes. Il explore le lien entre fait de langue et fait de pensée, et prend appui sur ces symptômes que sont les difficultés de passer d’une langue à l’autre – avec mind, entend-on la même chose qu’avec Geist ou qu’avec esprit ? Et que se passe-t-il quand on rend mimêsis par imitation ? Chaque entrée part ainsi d’un « intraduisible » – non pas ce qu’on ne traduit pas mais ce qu’on ne cesse pas de (ne pas) traduire –, et procède à la comparaison de réseaux, terminologiques et syntaxiques, dont la distorsion fait l’histoire et la géographie des langues et des cultures. C’est un instrument de travail d’un type nouveau, indispensable à la communauté scientifique, en même temps qu’un guide de l’Europe philosophique pour les curieux de leur langue et de celles des autres.