加利瑪出版社 — 出版商 (842)
Noces suivi de L'Été [图书] 豆瓣
作者: ALBERT CAMUS 出版社: 加利瑪出版社 1972 - 1
Quoi qu'en disent les bibliographies, Noces ou l'été ne peut être considéré comme un essai. Aucun des deux ouvrages n'offre une thèse forte ou une argumentation rigoureuse. Bien au contraire, les deux ouvrages sont des recueils de tentatives littéraires de Camus. Pas des brouillons ou des ouvrages inachevés. Simplement des textes courts qui trouvent en eux leur propre cohérence nous emmène généralement en Algérie, pays de sable et de poussière où les villes ont encore l'audace de tourner le dos à la mer qui les borde et de leur préférer les pierres du désert.
Dans ces deux recueils, Camus se livre à des évocations lyriques de son pays natal auxquels ils opposent la froideur de la vie européenne, contrainte par le Passé et l'Histoire. Toutefois, il lui arrive de tomber dans l'essai promotionnel, certains se veulent plaidoyer, tract publicitaire, brochure touristique et Camus, malgré son talent d'écriture, se laisse aller à avancer l'argument puéril que seules les grandes âmes et les beaux tempéraments peuvent jouir du voyage en Algérie.
Les meilleurs essais dans l'été forment tout au plus des balades agréables et critiques dans les grandes villes algériennes, Alger et Oran surtout dont il décrit l'aspect poussiéreux, le dédale de ruelles qui détourne la ville de la mer et le travail sysiphéen des hommes qui déplacent les cailloux des jetées dans la mer.
Mais jamais dans ces deux recueils qui se répondent parfaitement et se font parfois écho quand on s'approche de Tipasa, jamais Camus ne parvient à transcrire ces noce avec le paysage algérien, avec la vie algérienne qu'ils annoncent dans le titre du premier recueil. Pour le lecteur même plein de bonne volonté, ces essais restent les descriptions des paysages et des villes algériennes dans l'été qui les révèlent.
Un barbare en Asie [图书] 豆瓣
作者: Henri Michaux 出版社: 加利瑪出版社 1986 - 2
«Quand je vis l'Inde, et quand je vis la Chine, pour la première fois, des peuples, sur cette terre, me parurent mériter d'être réels.Joyeux, je fonçai dans ce réel, persuadé que j'en rapportais beaucoup. Y croyais-je complètement ? Voyage réel entre deux imaginaires.Peut-être au fond de moi les observais-je comme des voyages imaginaires qui se seraient réalisés sans moi, œuvre d'«autres». Pays qu'un autre aurait inventés. J'en avais la surprise, l'émotion, l'agacement.C'est qu'il manque beaucoup à ce voyage pour être réel. Je le sus plus tard. Faisais-je exprès de laisser de côté ce qui précisément allait faire en plusieurs de ces pays de la réalité nouvelle : la politique ? [...]Ce livre qui ne me convient plus, qui me gêne et me heurte, me fait honte, ne me permet de corriger que des bagatelles le plus souvent.Il a sa résistance. Comme s'il était un personnage.Il a un ton.À cause de ce ton, tout ce que je voudrais en contrepoids y introduire de plus grave, de plus réfléchi, de plus approfondi, de plus expérimenté, de plus instruit, me revient, m'est renvoyé... comme ne lui convenant pas. Ici, barbare on fut, barbare on doit rester.»Henri Michaux.
Connaissance de l'Est / L'Oiseau noir dans le soleil levant [图书] 豆瓣
作者: Paul Claudel 出版社: 加利瑪出版社 2010
«De L'Oiseau noir dans le soleil levant, Claudel disait "qu'il forme diptyque avec Connaissance de l'Est". Sans doute songeait-il surtout, en rapprochant ces deux textes, à leur "sujet", à cette double découverte de l'Orient qui leur donne en effet une apparente unité. De l'un à l'autre des passages se font ; le Japon est au cœur de Connaissance de l'Est avec les poèmes qui évoquent le voyage de 1898 et les souvenirs de Chine affleurent aisément dans L'Oiseau noir. Plus nettement, dans ce recueil, Claudel revient sur certaines opinions, sur certaines réactions anciennes pour les préciser ou les contredire.Les ressemblances toutefois sont plus profondes que n'implique ce parallélisme, plus révélatrices aussi.Seuls la Chine et le Japon ont retenu Claudel à ce point. Certes, il a aimé la Bohême, admiré le Brésil, observé l'Amérique... Aucun des pays où il a vécu ne l'a laissé indifférent et de tous son œuvre garde la trace. Mais il ne leur a point accordé cette attention fascinée ni pris à les décrire ce soin et ce plaisir. L'Orient l'a touché d'une autre manière que ni le pittoresque ni l'exotisme ne suffisent à expliquer. C'est cette fascination, avec les contradictions qu'elle suppose et ses ambiguïtés, qui donne à ces deux recueils leur intérêt ; elle en suggère aussi une lecture thématique qui les éclaire.»Jacques Petit.